La magie des personnalités.

Deux traits de ma personnalité s’affrontent constamment. D’un coté, mon attrait pour les jolies choses, légères et fleuries et mon œil enfantin adoucissent ma vie. J’aime traquer la magie, la douceur, la lumière. Mais le partage se fait avec un coté plus brut, le sombre m’attire, le brut, le dur, la mélancolie…

Quoi qu’il en soit, ces deux parties de ma personnalité font parti de moi, et je me rends compte au fur et à mesure du temps qui passe que finalement, elles ne s’affrontent pas, mais sont complémentaires.

Il y’a parfois tant de force et de beauté dans le sombre, et parfois de la tristesse et un flottement dans le beau. C’est ce que je veux exploiter. Je veux aller au fond de ces ressentis, de ces sentiments, afin d’en tirer le plus possible d’inspiration.

Puisque ces sentiments m’amènent toujours dans des mondes imaginaires, que j’aime construire de mes propres mains et tirer de mon cerveau afin de les faire vivre. Alors, ces mondes, ils m’appartiennent.
Alors, il n’y aura jamais assez de fleurs, d’étoiles, de lucioles, de bitume, de graph, de paillètes, de planètes, d’ossements, de feu, de fumées dans ces univers, dans mes créations.

Lilyzab

Hat: Primark

Denim Jacket: Vintage

Dress: Pull&Bear

Tights: Calzedonia

Shoes: Vans Old Skool

Impulsion rétro.

En ce moment, à part les inspirations street old school, je suis à fond dans le rétro. J’adore les longues jupes, le vichy, les babies, les lunettes de soleil tape à l’œil. Mais ce désir rétro va plus loin que la mode.

Oui, j’ai envie d’emprunter une machine à remonter le temps, boum, direction les années 60. J’ai envie d’une société moins ancrée au virtuel, je veux du vrai.

Je veux aller danser du rock dans un bar, ou aller à un bal. Je veux qu’on m’invite à danser. Je veux qu’on me parle, qu’on m’aborde. Parce qu’aujourd’hui, on n’ose plus. Je veux m’amuser autour d’un billard, d’un jeu de fléchettes. Je veux faire des pique nique, je veux qu’on vienne frapper à ma porte. Je veux qu’on m’écrive des lettres que je pourrais garder toute ma vie. Je veux rouler dans une vieille voiture. Je veux manger dans un dinner, tard le soir, à boire un milkshake. Je veux apprécier le moment présent, sans avoir des ding et des dong qui accaparent l’attention de mon interlocuteur. Je veux du vrai, du pur, du dur, du réel.

Paradoxalement, bien qu’étant blogueuse et dépendante de certains réseaux sociaux, cela m’étouffe de plus en plus. J’ai l’impression que c’est du faux, de ne pas vivre la vraie vie. J’ai l’impression que tout le monde se noie à travers les écrans. J’ai la nostalgie d’une époque que je n’ai pas connue. Alors je la rêve, je l’imagine, je la vie à travers les films, les séries.

Très récemment, j’ai suivi avec gourmandise la série Twin Peaks. J’ai adoré me plonger dans cette ambiance, vintage, paisible ( pas tant que ça 😉 ). Mais vraie. Je fantasme surement, ce n’est que du cinéma … Mais un petit truc en moi me dit de plus en plus  » c’était mieux avant « .

Alors, puisque machine à remonter le temps il n’y a pas encore, je vais tenter de tirer les choses les plus positives de mon époque et la vivre au maximum. Je me détache de plus en plus du virtuel, et je vis la vie, mes passions. Après tout, des billards, il y’en a qu’en même en 2017. Et puis, j’en suis sûre, les générations futures se diront elles aussi  » c’était mieux avant « . Et moi, je l’aurai vécu.

Lilyzab

Je rêve de fusée.

La semaine dernière, j’ai observé la lune dans le télescope. Depuis, l’univers m’obsède. Je rêve de fusée, qui décolle et m’emmène loin. Nous sommes tous des planètes, et les gens tournent autour tels des satellites. Plus ou moins longtemps, puis d’un coup, pouf, les satellites s’éteignent. Il y’en a qui brillent très fort, comme l’étoile du berger, d’autres qui sont plus éloignés. Il y’en a qui réchauffent comme des soleils, d’autres qui apportent de la magie, nos lunes. L’univers est en constante évolution. Nos vies aussi.

Observer l’univers me ramène toujours à un état de rien, un état de petite poussière. Et me fait ressentir un sentiment complexe. Cela me soulage, je me dis qu’au final, rien de ce qui m’arrive n’est grave, à échelle spatiale. Mais se sentir si petite, face à Jupiter et ses satellites : Io, Europe, Ganymède et Callisto. Quel est l’intérêt de notre existence face aux années lumière?

À échelle spatiale, qu’est l’espèce humaine? Et pourtant, nous sommes bien là. Tout est là. La nature, les animaux, la musique, le cinéma, les océans, la montagne. Tout est là. L’amour, la mort, les émotions, le bonheur et le cœur brisé.

Alors face à tant de confusion, je souhaiterais que mon ballon fusée m’emmène loin, où le silence et la beauté sont maîtres à bord. Loin, au fin fond des étoiles…

Lilyzab